"Rondo' Veneziano est une formation musicale dont le style, directement inspiré de la musique classique, associe néanmoins des instruments modernes comme la batterie ou encore le synthétiseur. Les musiciens jouent en costume 18° à chaque représentation".
Aujourd'hui, en France, Le Monde, organe de presse d'une éternelle gauche d'opposition, joue son avenir [cf. "lire la suite"] dans ce Chiracgate qui ne dit pas son nom (que DSK ou El Pais comme la presse internationale n'hésitent pas eux, à qualifier de "Watergate"). Le général Rondot et l'improbable formation musicale de l'échiquier politicien national, directement inspirés et dans la lignée de la musique classique politique de la 5° République, associent des instruments modernes comme la batterie Sarkozy ou encore le synthétiseur De Villepin à une cacophonie médiatico-affairiste vue-revue-et-jamais-corrigée sous la houlette d'un chef d'orchestre à bout de souffle, président plébiscité par défaut d'un pays à la cocarde récurrente. Les musiciens [le gouvernement] jouent effectivement en costume 18° à chaque représentation.
Le pays menace de prendre d'assaut cet opéra de la Bastille ministérielle, mort-né ou agonisant, suivant le point de gué d'où l'on se place. Cette représentation inédite se joue dans la valse de cette dernière année présidentielle et sur fond d'un véritable scandale beau comme un Enron tout neuf : notre système financier international, fruit d'une mondialisation aux seuls tenants capitalistiques, qui sert plus souvent de lessiveuse à "Dirty Money" que de moteur ou d'élan à progrès, j'ai ici nommé Clearstream.
Clearstream n'est qu'un maillon de ce système, caricatural et dénoncé depuis le début de l'année 2001 par Denis Robert (et d'autres), dans la foulée de sa prime-enquête [en 1996, Denis Robert réunissait sept grands magistrats anti-corruption pour lancer l'Appel de Genève pour un espace judiciaire européen. Cet appel fait l'objet d'un livre 'La justice ou le chaos', paru la même année] et du livre-bombe Révélation$ qui conduisit à une enquête parlementaire sur le blanchiment d'argent, présidée par Vincent Peillon et Arnaud Montebourg [de ces développements, Denis Robert tira un second récit 'La boîte noire' et un second film diffusé par Canal+, L'affaire Clearstream].
Le combat de coqs qui oppose les deux lobes de notre actuel gouvernement bicéphale a conduit "on ne sait qui mais vous finirez par le savoir" à glisser dans des fichiers éponymes gracieusement communiqués par un "corbeau" quelques noms (grands dirigeants et politiques, de multinationales et PME aussi célèbres que Lagardère ou l'UMP pour ne citer qu'elles), listing à faire bander n'importe quel magistrat. En mai 2004, le juge Renaud Van Ruymbeke, chargé de l'enquête sur la vente des frégates de Taïwan (une autre perle de malversations) avait reçu une lettre anonyme citant des numéros de comptes bancaires allant déjà en ce sens. Rumeurs, luttes de pouvoir, gros sous : "et là, c'est le drame".
Depuis, l'exécutif français est en sursis. Depuis quoi ? Depuis que cette affaire, véritable mine antipersonnelle, a fait imploser le deuxième pied d'un gouvernement dont brushing-premier avait déjà suicidé l'autre d'une balle à fragmentation Conçue Pour Exister. La suite ? Un champ de course où étalons et porteur(s) de talonnettes parient sur une issue inéluctablement tragique. Péril dans la Maison République... Car quelle qu'elle soit, cette ruée vers le poste sacré et l'enlisement de celui qui occupe le trône-France avec insistance pour une insoignable constipation [j'ai pas dit constitution] mêlée d'incontinence-lasse est d'ores et déjà une tragédie pour le pays. Cette République que l'on dit Royaliste à ses heures et dont la petite musique ressemble chaque jour davantage à des orgues tapageurs de quelque barbarie exaspérée est à bout de nerfs. Le gouvernement ne s'en remettra pas, ne doit pas s'en remettre. Le chef de l'État sans doute pas plus (quoi qu'un Bush n'ai "même pas" souffert d'un Fahrenheit 911, ce qui est quand-même extraordinaire).
Et nous ? Supporterons-nous longtemps ces jeux de dupe ? Nous soulèverons-nous, ou tendrons-nous vers cette dorénavant célèbre Tentation de Venise ? C'est vrai, non, "ceux qui n'aiment pas la France n'ont qu'à (...)" ? Fut un temps ici on coupait des têtes. Et si on coupait déjà et plutôt le (ce) mandat présidentiel ? Et temps qu'on y est, rendons le non-cumulable, dans le temps aussi. La France a besoin d'air frais. Pas de l'air vicié de ces extrêmes ni de celui rance de quelques populistes.
- "Dis, Maman France, je peux voter s'il te plait ?
- Pas tout de suite mon amour, fini déjà ton Clearstream."
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> Que s'est-il passé entre le 15 septembre et le 15 octobre 2005 qui a fait subitement émerger Ségolène Royal dans la course à la présidentielle ?
> Que s'est il passé entre le 15 décembre 2005 et le 15 janvier 2006 qui l'a faite dépasser largement et de façon croissante tous les autres candidats ?
La (les ?) réponse ne peut tenir dans des additions conjoncturelles (banlieues, CPE & co).
Ci-dessous tous les éléments chiffrés pour mesurer cette ascension "fulgurante".
Dans cette période elle n'a rien dit, rien fait qui justifie ou explique un tel succès (même s'il me ravit et si j'ai bien quelques idées).
Je vous propose que nous tentions ensemble de répondre à ces deux questions.
Comme Ségo chez elle, je ferai une synthèse de vos réactions à mon retour (sous 8 jours)...
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