L'Hebdo # 3

En exclusivité mondiale sur le net (!) découvrez ci-dessous : "Mi-Nuit", 12mn, mon premier court-métrage, tourné et réalisé en 2003, à la veille de l'entrée en guerre en Irak, sur et avec des SDF à Bordeaux (Déjà diffusé là et là). C'est un grand - que dis-je, un immense - plaisir que de pouvoir enfin mettre en ligne cet "happening artistique"... 24h de tournage, 8 heures de rush, et 48h acharnées de montage nous avaient fait terminer cette expérience quelques heures trop tard pour le concours du "Court en Aquitaine" qui avait motivé ce coup de tête. 72h de folie où l'on avait jeté le scénario après avoir découvert l'émotion véhiculée par les véritables héros de ce film : les hommes et femmes qui vivent le long de la Garonne. Première fois derrière la caméra, première fois derrière un soft de montage et premières voix-off (enregistrées dans les toilettes !). Initialement ce "court" était destiné à raconter la dérive (en noir et blanc) d'un jeune homme (Philippe Duhaime, également aux manettes pour la réalisation) accablé par la masse d'informations dramatiques servies par les médias, qui part à la rencontre de marginaux. Hors, nous avons décidé en cours de route de faire se croiser notre idée et la réalité de cette rencontre. "20 ans que ça dure" disaient-ils. Celui qui "part" au final est décédé d'excés de misère quelques semaines à peine après ce tournage. En hommage donc à ceux qui ont fait d'un frigo abandonné un palace, d'un panneau publicitaire un générateur électrique et de la vie une magie... Mi-nuit.
Bonne séance :)
NB : pour ceux qui souhaiteraient suivre (et trouver du sens à) l'histoire... Faites attention aux heures en bas à gauche ;)
Le dernier d'entre eux à se trouver encore en prison, Yu Dongyue, un journaliste et rédacteur adjoint du quotidien Liuyang Daily (et critique d'art) de 38 ans, a été libéré hier, au terme de près de dix-sept ans de détention. A force de tortures et de mauvais traitements en tout genre, l'ancien captif n'est plus qu'un légume. «Il ne me reconnaît plus et nous n'avons pas pu échanger la moindre parole», a rapporté son jeune frère, (...) «Mais il est mentalement malade et ce sera un fardeau de s'occuper de lui.» Yu avait été condamné à vingt ans de prison pour «sabotage» et «propagande contre-révolutionnaire» en août 1989, deux mois après la répression de Tiananmen (un millier de personnes tuées par l'armée - NDLR : une soixantaine de prisonniers sont encore sous les verrous).
En plein débat sur la détention provisoire, alors que raisonne encore "l'affaire d'Outreau" et ses auditions publiques, en plein fiasco dans "l'affaire Erignac", alors que l'Europe et l'opinion publique s'élèvent contre l'état de nos prisons, les investissements tout-sécuritaires, l'inhumanité qui y règne (59.248 détenus au 1er février 2006 en France quand la densité atteint 115,8%, en hausse de deux points) et qu'à l'international les exactions d'Abou Graib font couler plus que de l'encre, sur le site du futur centre de détention pour mineurs d'Orvault, dans la banlieue nantaise, un membre du "Collectif sans nom" proteste et s'insurge contre toute forme d'enfermement. Que penser de ce combat-là ? Quid du châtiment et de la rédemption ? Descendons de nos arbres...
Puisque tous les classements, dossiers et analyses se fondent sur Technorati comme étalon de l'influence et du poids d'un blog (et donc d'un blogueur, vous verrez ci-après que le distingo a son importance) voici donc, brut de décoffrage, le classement des 40 blogs francophones ayant le plus "d'autorité" selon le sacro-saint galon Technorati (sur 174 blogs politiques - et non de personnalités politiques - recensés et donc préalablement inscrits)
NB :
- notez l'absence de celui qui fait référence (Versac) et de ses excellents comparses de "Lieu Commun" (a l'exception de Koz) et du magazine dédié à l'analyse de ce phénomène (Netizen qui titrait sur "Blogs et Politique" et qui a pourtant son blog)
Le printemps était encore dans 30 jours.
30 froids jours d'hiver. Un peu moins en fait. La pandémie prenait de l'ampleur dans les colonnes de nos canards.
Les volaillers et les autorités sanitaires volaient dans les plumes d'une Europe qui ne parvenait pas à s'organiser.
Nous achetions des masques.
Tandis que les premières victimes du Chik' tombaient en des coins ensoleillés, nos représentants se chamaillaient quand aux responsabilités de cette autre crise sanitaire et de savoir, ou de ne jamais avouer, qui avait réellement botté en touche.
Le temps faisait son oeuvre et chacun semblait s'en balancer.
Euroloto et autres quêtes du Graal financier faisaient encore avancer ce monde oppressé,
concentré sur sois et
aveugle ou embué à regarder au loin.
C'est qu'il faut casser des oeufs pour faire une omelette, qu'il faut gravir des montagnes pour libérer sa vision. Parfois.
Couché, là, dans une marre de je ne sais quoi, gisait celle ou celui qui ne lui tendrait plus la main.
Il se prenait la tête, tentait de songer à demain. Quand il se résigna à hurler personne ne l'entendit.
Il n'y a plus grand monde qui passe ou tende l'oreille par ici [images Deviantart].
Comme entendu dans Syriana (vivement recommandé au plus de 12 ans) :
"Un pays qui représente 5% de la population mondiale et 50% des dépenses militaires un un pays qui va mal". Let's rock this world !
"Le Laboratoire européen d'Anticipation Politique Europe 2020 (LEAP/E2020) estime désormais à plus de 80% la probabilité que la semaine du 20 au 26 Mars 2006 voit se déclencher la principale crise politique mondiale depuis la Chute du Rideau de Fer en 1989, accompagnée d'une crise économique et financière d'une ampleur comparable à celle de 1929. Cette semaine de la fin Mars 2006 marquera le point d'inflexion d'évolutions critiques, entraînant une accélération de tous les facteurs conduisant à une crise majeure, même sans intervention militaire américaine ou israélienne contre l'Iran. Dans le cas d'une telle intervention, les probabilités d'une crise majeure, selon LEAP/E2020, atteignent 100%."
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