Dieu est brésilien

Publié le par Nico


C'est passé comme ça. Incognito. Quatre centimètres par douze dans le Figaro du 10 août, rubrique "en bref" (ce n'est qu'un exemple, d'autres médias et bien-sûr les JT, ne l'ont même pas évoqué). La grippe aviaire qui s'est répandue dans au moins trois régions de sibérie est transmissible à l'homme. Jour zéro pour cette nouvelle peste.
 
Au nord de la Mongolie, trois villages sont en quarantaines. Des migrateurs, cygnes et oies, ont été retrouvés morts par centaines de ce fléau, au lac Erkhel près de la frontière russe. ce 10 août, Discovery attérissait tant bien que mal et le barril de brut allait passer la barre jusqu'alors jamais atteinte des soixantes six dolars [et bientôt ce sera celle de la centaine ; quand JP Morgan l'annonçait il y a un an de cela beaucoup ont ri ; gageons qu'ils rient jaunes, voir noir ce jour. Ce mouvement est inéxorable et pourrait d'ailleurs être salvateur, tant d'un point de vue écologique, que, à terme, géostratégique]. Une fois de plus le mal n'arrivait pas d'ailleurs, de quelque lointains espaces insondés, mais de nos voisines contrées battues par les vents.
 
Ce même jour, Sanofy-Pasteur annonçait avoir achevé les tests de vaccins sur l'homme. Rappelons qu'il y a dix ans, c'est le vaccin contre le sida dont on débattait. Chymère toujours non aboutie. Ben laden et ses clones ou comparses, le réchauffement climatique, les inéquités sociales dévastatrices, les météorites assassines made in Flammarion et autres gourous de l'apocalypse peuvent dormir sur leurs deux oreilles. La terre-mère a plus d'un tour dans son sac en fusion. De virus en Tsunamis, d'éruption en infection, de pandémies en failles sismiques, le soleil aura beau continuer de briller sur notre été et nos chroniqueurs et éditorialistes de tous poils de bronzer sous ces mêmes rayons estivaux, un jour suivra ou par quattre sur douze, un autre cataclysme imprimera sa trace à quelques lecteurs ébétés.
 
D'ici-là, sourions. Cette année décembre durera une seconde de plus et la plage de Plouhinec (dit aussi "Plouilestcontent") comme le bar de Kim du quartier Saint Martin resteront cachés du monde. Un monde qui ne sait plus, lui, ni sourire ni se remettre en question. Un monde qui s'agrippe, qui s'enrhume, qui toussotte, qui a le libéralisme social et la terreur chevillée à l'âme. Sourions. Pour ces sourires iraniens que des voiles (entre autres) masquent, pour des lendemains qui chantent, produits par "Universal" et distribués par "Gomons", des lendemains révés qui, comme Sarko, finissent leur nuit à l'Oubli (bar du Mouleau).
 
Dieux est brésilien. Il a d'ailleurs une plume dans le cul. C'est pour cela que les merdent nous arrivent éffeuillées, disséminées, disparates, saupoudrées de-ci, de-là,  laissant en tombant comme des grains de beautés autour des faussettes qui maquillent les sourires de ceux qui l'ont perdu. Souriez. Ce n'est point une plume de Faucon mais une plume de cygne qu'il a planté là. Un cygne qui braille et que l'ont n'entend ni l'on ne voit. Un cygne aphone, aveugle, aviaire mais pas avare. Avançons. Avec le sourire et sur un rythme de Samba. C'est l'été après tout.
 
 

Publié dans nues

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nico 23/08/2005 17:58

;-) je vous rejoins sans tarder.

Citoyen 23/08/2005 17:50

Félicitation pour le blog et merci du commentaire sur agoravox

nico 23/08/2005 11:51

des questions, des réponses, des craintes et un regard éclairé ici : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=2168#forum1335

actuz boy 14/08/2005 13:29

et plutot dix fois qu'une ;)

Nico 14/08/2005 12:05

merci de cet écho !
bon... je m'y remets pour de bon alors :)